Dimanche 15 Janvier 2017

 

Liturgie épiscopale 

 

Fête paroissiale de Saint Hilaire de Poitiers

Ordination diaconale de Nicolas

 

Visite pastorale de Monseigneur Jean de Chariopolis

Le dimanche 15 janvier 2017, Son Éminence Monseigneur Jean de Charioupolis s’est rendu en visite pastorale dans notre paroisse La Trinité et Saint-Hilaire de Poitiers, à l’occasion de la fête patronale (13 janvier), accompagné du diacre Denis (Letunovski) de l'Eglise du Christ Sauveur à Asnières et de son secrétaire Andrii Gudko.

Avant la Divine Liturgie, Monseigneur Jean a ordonné au sous-diaconat le lecteur Nicolas (Petit) et ensuite diacre pour la paroisse au cours de la divine liturgie. Nicolas est marié à Fanny-Marie et père de deux petites filles, Solène et Florence. Il suit les cours par correspondance de l'Institut de Théologie Saint Serge.

Après le lecture des Heures, Monseigneur Jean a présidé la Divine Liturgie entouré du clergé de la paroisse, l’archiprêtre Philippe Maillard, le prêtre Pierre R. et l'Archimandrite Syméon, higoumène du Monastère Saint Silouane prés du Mans, et doyen de la Région Ouest. Les jeunes acolytes Saba et Alexandre, ainsi que Karaberi ont assisté l’Archevêque dans le sanctuaire pour cette liturgie.

A la fin de la liturgie furent chantés des "mnogaia leta" pour le nouveau diacre, et pour les 30 ans de sacerdoce du recteur, Père Philippe Maillard, accompagné par son épouse matouchka Christiane. Signalons aussi la belle prestation de la chorale, dirigée par Jean (Starynkevitch).

En venant embrasser la Croix, tous reçurent une parole bienveillante de notre Archevêque. Quelques paroissiens de Saint Martin de Tours s'étaient joints à cette liturgie.

 

Nous avons ensuite partagé sur place des agapes préparées par les paroissiens. Monseigneur Jean s'est rendu avec le clergé sur les reliques de Saint Hilaire dans la magnifique église du XI° siècle où elles sont conservées.

PRIERE DE SAINT HILAIRE DE POITIERS

 

Père, Dieu tout-puissant,
J’ai bien conscience que c’est à toi que je dois consacrer l’occupation principale de ma vie. Que toutes mes paroles et mes pensées s’entretiennent de toi.

Car ce don de la parole que tu m’as accordé ne peut pas me rapporter un plus grand bienfait que celui-ci : te servir par la prédication et montrer qui tu es. Tu es le Père, celui du Fils unique de Dieu. Je dois le montrer soit au monde qui l’ignore, soit à l’hérétique qui le refuse.

Ma volonté n’a pas d’autre raison d’être ; du reste, je dois implorer la grâce de ton assistance et de ta miséricorde, pour que tu gonfles du souffle de ton Esprit les voiles déployées pour toi par notre profession de foi et que tu nous pousses dans cette course de la prédication. Car il n’est pas infidèle à sa promesse, celui qui a dit : Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira (Lc 11, 9).

Étant pauvres, nous demanderons ce dont nous sommes dépourvus ; nous fournirons un effort acharné pour scruter la parole de tes prophètes et de tes Apôtres, nous frapperons à tous les accès d’une compréhension qui nous est fermée. Mais c’est à toi d’exaucer la demande, d’accorder ce qu’on cherche, d’ouvrir la porte fermée.

Nous vivons en effet dans une sorte de torpeur, à cause de notre engourdissement naturel et nous sommes empêchés de comprendre tes mystères par une ignorance invicible due à la faiblesse de notre esprit. Mais le zèle pour ton enseignement fortifie notre perception de la science divine, et l’obéissance de la foi nous soulève au-dessus de notre capacité naturelle de connaître. Nous espérons donc que tu stimuleras les débuts difficiles de cette entreprise, que tu la fortifieras par une réussite croissante, que tu l’appelleras à partager l’esprit des prophètes et des Apôtres ; nous voudrions comprendre leurs paroles dans le sens où ils les ont prononcées et employer des termes exacts pour rendre fidèlement les réalités qu’ils ont exprimées.

De fait, nous allons parler de ce qu’ils ont proclamé dans le mystère : toi, Dieu éternel, Père du Fils qui est éternellement Dieu ; toi, l’unique à n’avoir pas eu de naissance, et l’unique Seigneur, Jésus-Christ, né de toi par une naissance éternelle ; il ne faut pas en faire un dieu de plus, à cause d’une diversité qui est réelle ; on ne doit pas dire non plus qu’il n’est pas engendré de toi, qui es le seul Dieu ; et il ne faut pas professer qu’il est autre chose que le vrai Dieu, lui qui est né de toi, le Père, qui es vrai Dieu.

 

Accorde-nous donc le sens exact des mots, la lumière de l’intelligence, la noblesse du langage, l’orthodoxie de la foi ; ce que nous croyons, accorde-nous de l’affirmer aussi. C’est-à-dire, puisque nous connaissons par les prophètes et les Apôtres un seul Dieu, toi, le Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, qu’il nous soit donné aujourd’hui, contre les hérétiques négateurs, de te célébrer comme étant Dieu, mais non un Dieu solitaire, et de prêcher ce Dieu sans commettre d’erreur. Amen

 

Hilaire de PoitiersTraité sur la Trinité