LITURGIES ÉTÉ 2018

ATTENTION PAS DE VIGILES JUSQU'EN SEPTEMBRE

 

DIMANCHE 8 JUILLET

 

DIMANCHE 15 JUILLET

 

MERCREDI 15 AOUT

 

RENTRÉE LE DIMANCHE 2 SEPTEMBRE

Mercredi 15 août 2018

Fête de la Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu et Toujours Vierge Marie 

LITURGIE à 10h30

 

Agapes 



La chapelle de La Vraie-Croix

 

La commune de La Vraie Croix (Langroez en breton) est située dans le canton d’Elven, sur la départementale 775 entre Vannes et Redon. Elle tient son nom d’une relique de la Vraie Croix qui lui vient des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem.

La chapelle construite pour abriter la relique de la Vraie-Croix présente la particularité de chevaucher une route.

~ La légende de La Vraie-Croix

 

Une ancienne légende veut expliquer cette anomalie. Un chevalier, revenant de la Croisade, emportait avec lui un fragment, qu'il avait obtenu, de la Croix du Christ. Après une halte au bourg de l'hôpital, il constata qu'il l'avait perdu et tous ses efforts pour le retrouver demeurèrent vains. A grand regret, il dut continuer sa route, dépossédé de son précieux trésor.

 

Quelle ne fut pas la surprise des habitants du lieu d'apercevoir, peu après, un nid de pie tout illuminé d'une lumière surnaturelle ! L'un d'eux s'enhardit jusqu'à monter à l'arbre et il reconnut qu'elle émanait du bois de la croix. La relique fut alors transportée pieusement jusqu'à l'église mais, la nuit suivante, elle disparut et voici que le nid se mit de nouveau à briller. On finit par comprendre que c'était la volonté du ciel de la conserver à la place exacte où elle se trouvait et l'on se décida à construire une chapelle en hauteur.

 

Plus simplement, sans doute, la chapelle a été surélevée pour maintenir le passage de la route. Il reste qu'il a fallu une raison pour la bâtir à cet endroit précis.

 

~ Les aspects extérieurs

Construite en appareil de granit et en forme de croix normalement orientée, la chapelle laisse voir nettement qu'elle comporte deux niveaux. Deux fenêtres en plein cintre, superposées, éclairent de chaque côté la partie orientale. Deux oculus aménagés dans les pignons du midi et de l'ouest apportent un supplément de lumière à la chapelle haute. Le clocheton carré se dresse en trois étages sur la façade occidentale, terminée par une courte flèche conique cantonnée de quatre petites croix de pierre .. De semblables croix se détachent au sommet et à la base des rampants des trois autres pignons, affirmant ainsi la dédicace de la chapelle.

 

Deux escaliers extérieurs permettent d'accéder au niveau supérieur. Celui du midi contourne l'aile du transept et conduit à une porte en plein cintre qui ouvre sur la nef. Au nord, on monte directement à une autre porte en plein cintre légèrement chanfreinée, débouchant dans le transept. Grâce à ces deux ouvertures opposées, on pouvait établir une circulation continue des pèlerins venus vénérer la relique de La Vraie-Croix. La porte du nord fournit la date de 1611 qui pourrait être celle de la reconstruction de la chapelle.

~ Le niveau inférieur

 

La route traverse de part en part le transept ouvert à chacune de ses extrémités par une arcade en tiers-point qui repose sur de simples tailloirs. Sous le passage couvert, du côté de l'est, une arcade en plein cintre donne sur une sorte de crypte voûtée de pierre et éclairée de deux fenêtres. Cette chapelle n'est meublée que d'un autel en tombeau galbé et d'une statue de la Vierge de la Médaille Miraculeuse. On y trouve étalement un bénitier et un linteau, provenant de la chapelle de Saint-Just, aujourd'hui disparue.

Vis-à-vis, une arcade semblable laisse voir un majestueux portail à quatre voussures en arc brisé. La dernière est reçue sur des colonnettes engagées à chapiteau orné de feuilles et de fleurs. Vient ensuite une belle porte, également en arc brisé, dont la mouluration, faite d'une gorge entre deux tores, se poursuit jusqu'à la base. Ce morceau d'architecture, s'il ne date pas du XIII' siècle, comme on l'a parfois avancé, appartient du moins à la période gothique.

 

Autrefois, cette entrée solennelle desservait l'escalier qui montait à l'étage supérieur. Depuis 1893 ; elle débouche sur une petite grotte où la pieuse Bernadette s'agenouille devant l'Apparition de Lourdes

Le reliquaire de La Vraie-Croix

Exposé sous vitrine, le reliquaire de La Vraie-Croix, de dimensions modestes, ne mesure guère que vingt centimètres de hauteur mais c'est une oeuvre intéressante d'orfèvrerie. En forme de croix à double croisillon et aux extrémités pattées, il est fait de lames d'argent plaquées sur une âme de bois. Des feuilles de chêne ornent toute la surface et une torsade métallique cerne le bord antérieur. La partie du haut comporte un volet qui redessine une croix pattée sur laquelle est fixé un Christ moulé. Au revers du volet, figure le monogramme INRI. En le soulevant, on aperçoit, à travers une grille, un médaillon qui contient la relique. Trois autres médaillons ovales, aux extrémités du grand croisillon et à la base de la croix, protègent les instruments de la Passion. Deux cabochons garnissent la hampe et quatre autres plus petits encadrent le Christ. La tranche, dans sa partie médiane, porte des losanges divisés en compartiments marqués de cinq points, symboles des cinq plaies du Christ.

 

"Par sa technique, estime M. Thomas-Lacroix, spécialiste de l'orfèvrerie religieuse, cette croix ne peut dater que du XV· siècle. Mais la forme pattée de ses bras donne à penser qu'elle a été faite d'après un modèle plus ancien"

~ La chapelle haute

 

La chapelle supérieure retrouve la forme de la croix. Elle est couverte d'une voûte en lambris peinte en bleu-ciel et piquée d'étoiles d'or. Le chœur, délimité par une grille en fer forgé, est revêtu sur tout son pourtour d'une boiserie aux panneaux sculptés de motifs divers et coiffés d'une sorte de baldaquin tout en dentelle. L'autel relève du même esprit décoratif : la table s'appuie en avant sur deux consoles aux volutes contrariées et sa face antérieure présente trois médaillons avec la croix et les instruments de la Passion. Les gradins sont ornés de motifs végétaux et un autre médaillon avec la croix s'inscrit sur la porte du tabernacle. Tout ce décor doit être encore l'œuvre du recteur Tanguy. En revanche, c'est un Christ en croix ancien qui s'adosse au compartiment central du retable tandis que sont en plâtre les statues de Saint-Antoine de Padoue et de Saint-Louis de Gonzagues qui l'accompagnent.

Les deux vitraux du chœur présentent un certain intérêt car celui du nord illustre la légende de la relique dans le nid et l'autre reproduit fidèlement l'image du reliquaire de La Vraie-Croix.

Dans l'aile nord, on a judicieusement utilisé les éléments d'un ancien rétable pour encadrer une grande Pieta. On y retrouve les pilastres cannelés, l'entablement, une fausse niche ourlée d'un cordon végétal, des ailerons feuillagés et des chutes de fleurs et de fruits qui sont les composants habituels de ce décor polychromé.

 

De l'autre côté, figure seulement une statue de Saint-Jean l'Evangéliste

Les photos sont réalisée par le webmaster, le texte est celui de la plaquette disponible sur place et réalisé avec le concours du Chanoine J. Danigo en juin 1987