Dimanche 17 février 2019

Dimanche du Pharisien et du Publicain

Début du Triode de Carême

 

 

Liturgie à 10h30

Agapes

 

Le samedi 16 février, Vigiles à 18h.

 Homélie de Mgr Joachim Giosanu- 1993

Ouvre-moi les portes du repentir ; ô Toi qui donnes la vie...

Ainsi chante l’Église à partir de ce dimanche, premier dimanche du Triode, dimanche qui est une porte par laquelle nous entrons dans cette période favorable au repentir et qui nous mène à Pâques.

Ainsi l’Église orthodoxe, dès aujourd’hui, invite ses fidèles à accueillir “la fête des fêtes”.par une longue période de repentir, de recueillement, de retournement du cœur, de pardon, de jeûne au sens le plus strict, mais aussi le plus large à la fois (le jeûne des passions). Ce temps liturgique est un temps de préparation, où le repentir nous procure une joie discrète et une allégresse printanière. Tout au long de cette période l’Église va faire défiler devant nous plusieurs scènes spirituelles qui nous orientent vers la pénitence.

Pour nous exhorter à la vraie repentance, l’Église nous rappelle aujourd’hui cette parabole qui met en scène devant nous ces deux hommes qui viennent au Temple pour prier. Dieu les écoute tous les deux, mais un seul repart du Temple justifié.

Essayons d’analyser pourquoi ? Tout d’abord examinons la prière du Pharisien. L’évangile le présente ainsi : debout dans le temple, il priait Dieu en disant : “Mon Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont rapaces, injustes, adultères ou bien comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je donne l’aumône de tous mes biens” En entendant cela nous sommes tenté de condamner le pharisien et son orgueil en disant “Moi, malgré tous mes péchés, je ne suis pas un pharisien, je ne suis pas hypocrite”. En quelque sorte, nous oublions que la prière du pharisien n’est pas entièrement mauvaise. Nous constatons qu’il jeûne, qu’il fait l’aumône, qu’il est hors des péchés les plus grossiers. De plus le pharisien ne s’attribue pas tout le mérite de ses bonnes actions, il reconnaît que tout cela vient de Dieu ; et il rend grâces à Dieu. Donc par rapport à nos actions nous ne devons pas le condamner, mais seulement voir l’avertissement donné par le Seigneur de la nécessaire conversion par rapport à toute une manière d’être fidèle à sa religion. Vous voyez, le pharisien est un homme très religieux. Il observe les préceptes de la Loi ce qui est très bien. Mais il se sert de son observance, de sa fidélité pour s’enorgueillir devant Dieu. Il s’appuie sur sa fidélité pour se justifier devant Dieu, pour se croire juste. En quelque sorte, il exige de Dieu sa récompense en échange de sa fidélité. En outre, il se compare aux autres et au publicain qu’il juge sur ce qu’il voit de lui. Dans un autre texte de l’évangile, Jésus-Christ fustige certains pharisiens, en leur disant : “Vous faites peser sur les autres un fardeau trop lourd que vous-mêmes ne remuez pas du petit doigt”. C’est bien cela que l’on a appelé le pharisaïsme. Tout faire pour les apparences. Tout faire par comparaison, afin d’apparaître comme le meilleur à ses propres yeux et aux yeux des autres. Être plus méticuleux pour autrui que pour soi-même. En un mot : se servir de la religion pour se glorifier soi-même et pour s’imposer aux autres. Se servir de la religion pour s’imposer même à Dieu, car enfin, Dieu est obligé de bien me considérer puisque j’observe ce que sa loi commande. En un mot cela s’appelle hypocrisie. Pour tout cela le pharisien n’a pas été justifié.

Quant au publicain, l’évangile nous le présente dans une autre lumière dans une autre image. Il est humble. Il n’ose pas lever les yeux au ciel. Il se frappe la poitrine en disant “Aie pitié de moi pécheur”. Il se met dans une attitude physique d’humilité. Grâce à cela le Seigneur dit de lui “ Cet homme est retourné plus justifié à sa maison”.

Le publicain est donc, en quelque sorte à l’opposé du pharisien, puisqu’il demande la miséricorde divine : « Aie pitié de moi pécheur ». L’observance de la religion, qu’il s’agisse des commandements, des rites ou des sacrements, n’a pas pour but de nous donner barre sur Dieu et de nous donner la possibilité de déclencher nos exigences à son endroit. Le seul but de l’observance de la fidélité est de dire à Dieu notre reconnaissance pour le salut que nous propose sa miséricorde. Si nous sommes sauvés par un humble acte de repentants nous n’en demeurons pas moins pêcheurs, mais pêcheurs pardonnés.

Voila pourquoi la pratique chrétienne est d’abord intérieure. Elle est avant tout une fidélité du cœur que seul Dieu peut voir. Le regard sur les autres demeure bienveillant car nul, sinon Dieu, ne peut lire dans le cœur des autres. De là vient cette transposition évangélique de la loi. Bien sûr, les commandements demeurent ce qu’ils ont toujours été. Mais, avant d’être des consignes pour l’agir extérieur, ils sont des invitations à la conversion du cœur. C’est le sens à mon avis des paroles du Christ. Il nous dit “ Surveiller ses actes c’est bien, mais moi, je vous demande de surveiller aussi votre cœur. Ne pas tuer, c’est l’exigence minimum, moi je vous demande de ne pas même penser du mal du prochain. Ne pas commettre l’adultère, c’est évident. Moi je vous dis de ne pas désirer une femme dans votre cœur”. Qui pourrait nier le bon sens qui anime cette morale nouvelle ? Elle est d’une logique évidente pour qui sait que c’est notre cœur qui est le véritable pilote de nos actions.

Voilà donc le bonheur spirituel que nous acquérons à étudier les textes évangéliques des dimanches de cette période ; parce que cette période place devant nous les grandes réalités auxquelles nous sommes invités à prendre part : la conscience du péché, la repentir, la charité, la miséricorde divine. Pour sortir de cette période qui s’ouvre plus justifié il faut toujours dire au Seigneur : « Aie pitié de moi mon Dieu, fais moi connaître pendant ce temps la signification profonde du don de la grâce et de l’amour sincère Fais moi aussi connaître ce qu’implique de ma part, le don de la vie et le plus grand amour puisque tu es le véritable amour ».

Amen.

Communiqué du conseil de l’Archevêché

Suite à l’assemblée pastorale tenue le 15 décembre 2018 à l’église Saint-Serge, à laquelle a participé la quasi-totalité du clergé de l’archevêché, Son Éminence Monseigneur Jean de Charioupolis, archevêque dirigeant des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, en concertation avec le conseil de l’Archevêché réuni immédiatement après l’assemblée pastorale, convoque une assemblée générale extraordinaire de l’Union directrice diocésaine des associations orthodoxes russes en Europe occidentale, dont il est le président.

L’assemblée générale extraordinaire, convoquée en application de l’article 34 des statuts, aura lieu le samedi 23 février 2019, à Paris. Elle réunira tout le clergé et les laïcs délégués par les paroisses et les communautés de l’Archevêché.

Ordre du jour : délibération sur la décision du Patriarcat œcuménique de « réorganiser le statut de l’exarchat » publiée dans le communiqué du 29 novembre 2018 du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique.

 Ø                          Mois de Février 2019.

Samedi 2 février: Vigiles à 18h

Dimanche 3 février : 36° après Pentecôte

 

Samedi 9 février: Vigiles à 18h

Dimanche 10 février : dimanche de Zachée

 

Samedi 16 Février : Vigiles. Début du Triode du Grand Carême.

Dimanche 17 Février : Du Pharisien et du Publicain. Liturgie

 

Samedi 23 Février : Pas de Vigiles.

Dimanche 24  Février : Du Fils Prodigue. Liturgie.

 

VOIR PAGE CALENDRIER LITURGIQUE

Avec la bénédiction de Monseigneur l'Archevêque Jean de Charioupolis, un stage de chant liturgique francophone de tradition russe est organisé par Wladimir Rehbinder l’été 2019 :

 

Il se tiendra du 28 juillet au 4 août 2019 à Fenouillet, Lieu-dit sur la commune de Valleraugue, 30570, dans les Cévennes. (https://sites.google.com/site/amisdefenouillet/)

 Attention : Le village est perdu dans la nature. Il est construit sur une pente et les escaliers sont nombreux. Il faut être en bonne forme physique pour pouvoir participer au stage. Le confort est très sommaire.

 Il s’adresse d’une part :

1) aux choristes voulant apprendre ou approfondir leur connaissance des 8 tons ainsi que de la structure et de la composition de la vigile, (il n’y aura qu’un seul groupe d’ordo),

 et d’autre part :

2) aux personnes qui veulent apprendre à diriger la chorale ou consolider leur savoir-faire.

 Les animateurs seront Cyrille Sollogoub de Paris pour les chefs de chœurs, Olga Kolessnikow d’Antibes pour l’étude des 8 tons et Wladimir Rehbinder de Biarritz pour l’ordo.

 Le prix du stage est pour l’instant fixé à 260€ par personne tout compris en pension complète, avec un rabais de 30€ pour ceux qui seront dans un dortoir. Ce prix pourra être modifié en fonction des dépenses faîtes sur place et le nombre de stagiaires. La nourriture sera préparée par une cuisinière et les aliments seront achetés par le groupe.

 Ci-joint le bulletin d’inscription.

 Pour tout renseignement complémentaire et inscription s'adresser à Wladimir Rehbinder, wladrehbinder@gmail.com

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Bulletin d'inscription stage 2019.pdf
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Présentation au Temple - Icône de la Paroisse - Atelier Sainte Théodora
Présentation au Temple - Icône de la Paroisse - Atelier Sainte Théodora