77, avenue de La Libération - Poitiers

Doyenné du Val de Loire - Poitou

 

 

 

 

Nouvelles pages sur l'Apocalypse de Saint Jean le Théologien.

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 22 octobre

20° dimanche après la Pentecôte

5° après la Croix

 

"Le fils de la veuve de Naïn"

 

BAPTÊME ANNULE

PANNYCHIDE A 17 H 30 

 

Vigiles le 21 à 18 heures

Liturgie le 22 à 10h30

 

 

 

 

 

 

Homélie prononcée par le hiéromoine Guy à Liège 2008

Cet extrait de l’évangile de Luc que nous venons d’entendre est sans nul doute de ceux qui sont plein d’émotion : une veuve, son fils mort. On imagine la scène, ce petit enterrement qui passe. Un peu de monde. Et autour, l’indifférence.

Jésus passe. Il va prendre pitié et ressusciter le garçon. La joie fait place à la tristesse et par le Christ, la vie est plus forte que la mort. Un miracle de plus pourrait-on dire. Mais, il y a bien plus à dire à propos de cette histoire.

D’abord, la place que l’événement qui est rapporté occupe dans le récit de l’évangile de Luc. On sait très bien que les évangiles ne sont pas des livres d’histoire comme on l’entend aujourd’hui, qu’ils ne racontent pas les faits comme ils se sont passés, dans l’ordre où ils se sont passés, mais qu’ils rapportent des choses selon le sens spirituel qu’elles peuvent avoir.

Ainsi donc, Luc raconte l’affaire de Naïm après la guérison du serviteur du centurion et – surtout – avant l’intervention des envoyés de Jean-Baptiste qui viendront demander à Jésus : « es-tu celui qui vient ou devons-nous en attendre un autre ? » Autrement dit, dans la composition de l’Évangile de Luc, cette scène de la résurrection du fils de la veuve de Naïm semble bien préparer la réponse que Jésus donnera aux envoyés de Jean Baptiste en disant : « allez lui rapporter ce que vous avez vu, les aveugles voient, les boiteux marchent et les morts ressuscitent. » On vient donc d’en avoir la preuve.

Mais cette scène nous fait surtout découvrir la dimension prophétique de la mission de Jésus. Tant par ses paroles que par ses actes, il montre bien que c’est lui qui libère totalement tous les hommes, y compris ceux qui sont dans les ténèbres de la mort. Rien ne peut arrêter l’œuvre de libération que Jésus accomplit.

Ici, il est bien question de mort « physique » mais, bien sûr, le message évoque la mort spirituelle, la maladie spirituelle dont nous souffrons tous.

Ensuite, il y a cette femme. En voyant cette femme qui suit la dépouille mortelle de son fils, Jésus est frappé de compassion. Jésus voit la douleur de la mère, et, comme le dit l’évangile, il a pitié d’elle. C’est bien d’elle, oui, de la femme qu’il a pitié. D’ailleurs la première parole de Jésus n’est pas le commandement donné au mort, mais la parole de consolation adressée à la mère : « Ne pleure pas ». Et, quand le jeune homme se lève, Jésus le rend à sa mère.

Jésus agit ici par pure et totale compassion : rien ne lui est demandé, et, de son côté, il ne demande aucune réponse, aucune confession de foi, aucune reconnaissance préalable de son identité ou de son pouvoir d’agir au nom de Dieu. Il intervient de façon purement gratuite, et avec une sobriété extraordinaire : une parole à la mère, une parole au défunt, puis ce geste par lequel il rend le fils à sa mère. Il « passe » simplement, mais en apportant vie et libération.

Et c’est sur ce dernier élément que je voudrais m’arrêter et réfléchir avec vous aujourd’hui. Ce « passage » de Jésus dans la vie des hommes. Est-ce le fait seulement du hasard ? Bien sûr, en lisant le récit de Luc, on pourrait se dire que c’est vraiment par un pur hasard que Jésus rencontre ce cortège funèbre. Jésus est étranger à Naïm, étranger à la famille que le deuil a frappée. Il n’y a, semble-t-il, aucune raison pour qu’il veuille manifester spécialement sa puissance dans cette ville.

Tout simplement, il est là. Il passe.

D’une manière générale, en associant deux mots, on pourrait dire – en reprenant ces deux idées : il passe, il est là – que Jésus est présenté ici comme passage et présence de Dieu qui, à travers lui, « visite » et sauve son peuple. Jésus passe à Naïm comme il est passé dans l’histoire des hommes.

Mais ce passage, cette présence ne se sont pas arrêtés avec l’ascension de Jésus. Maintenant encore, il est là. Il passe, comme par pur hasard, dans nos vies. Il croise nos chemins. Et il nous regarde, avec compassion. Il sait que ce fils unique que nous sommes prêts à enterrer, ce fils unique que nous croyons mort, il sait que ce fils unique, c’est nous-mêmes que nous portons en terre, c’est nous que nous avons laissé mourir, nous les enfants de ce Père que nous continuons à prier, nous les enfants uniques – car chaque homme est unique aux yeux de Dieu – créés à l’image divine.

C’est cet homme-là que nous avons laissé mourir, de nos faiblesses, de nos lâchetés, de nos péchés. Il est mort de nos carences spirituelles, du cancer de nos désirs matériels, de notre appétit pour l’argent, les richesses, le pouvoir, les honneurs …

Mais Jésus passe, il est là. Il s’arrête et il dit « je te l’ordonne, relève-toi ». Et il rend l’homme à sa mère, la vie, la vie ici, maintenant, sur terre. Cet homme qu’il a ressuscité, il le rend à la vie du monde pour qu’il témoigne et, qu’à son tour, il œuvre pour la vie et le salut du monde.

La mission de Jésus est ainsi continuée par chaque chrétien, qui, parce qu’il suit Jésus comme disciple, accepte d’être envoyé par lui. En ressuscitant les morts, Jésus avait signifié la libération totale qu’il apporte et qu’il réalisera dans son passage au Père en sa propre mort et par sa résurrection.

La mission de Jésus est ainsi continuée par chacun de nous, comme par tous ceux qui ont croisé, un jour, comme par hasard, Jésus dans leur vie et que Jésus a ressuscités à la vie spirituelle comme il avait rendu la vie au fils de la veuve de Naïm.

Père Guy

* "Naïm" en hébreu et en français dans les bibles catholiques, en arabe "Nein" au sud de Nazareth, "Naïn"romanisation du grec. NDS

Source : site du Doyenné de Belgique et du Nord de la France 

"Ayant employé tout le soin et l’exactitude possible, nous décidons que les saintes images, soit de couleur, soit de pièces de rapport, ou de quelque autre matière convenable, doivent être exposées, comme la figure de la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ, tant dans les églises, sur les vases et les habits sacrés, sur les murailles et les planches, que dans les maisons et dans les chemins : c’est à savoir l’image de Jésus-Christ, de sa sainte mère, des anges et de tous les saints ; car plus on les voit souvent dans leurs images, plus ceux qui les regardent sont excités au souvenir et à l’affection des originaux. On doit rendre à ces images le salut et l’adoration d’honneur, non la véritable latrie que demande notre foi, et qui ne convient qu’à la nature divine. Mais on approchera de ces images l’encens et le luminaire, comme on en use à l’égard de la croix, des Évangiles et des autres choses sacrées ; le tout suivant la pieuse coutume des anciens : car l’honneur de l’image passe à l’original ; et celui qui adore l’image adore le sujet qu’elle représente. Telle est la doctrine des saints Pères, et la tradition de l’Église catholique, répandue partout. Nous suivons ainsi le précepte de saint Paul, en retenant les traditions que nous avons reçues. Ceux donc qui osent penser ou enseigner autrement ; qui abolissent, comme les hérétiques, les traditions de l’Église ; qui introduisent des nouveautés, qui ôtent quelque chose de ce que l’on conserve dans l’église, l’Évangile, la croix, les images, ou les reliques des saints martyrs ; qui profanent les vases sacrés, ou les vénérables monastères : nous ordonnons qu’ils soient déposés, s’ils sont évêques ou clercs ; et excommuniés, s’ils sont moines ou laïques." (7e session)


Les enfants de la paroisse expriment leur amour pour Jésus en ce dimanche de la Croix. Merci à Julie et Soline!

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