DIMANCHE 12 JUILLET

5° DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE

LES DÉMONS 

 

LITURGIE A 10H30

PRÉCÉDÉE DES HEURES A 10H15

BAPTÊME

(Matthieu 8, 28-31)

 

PAS DE VIGILES 

BAPTÊME à 16h   

 

 

Discours de l’archimandrite Élisée, élu pour la ville de Reoutov

 

Eminences, chers Pères, Mères, frères et sœurs en Christ !

Si je me trouve devant vous aujourd’hui, c’est uniquement par obéissance envers la Sainte Eglise; tant je n’ai jamais voulu, espéré ni recherché l’épiscopat… bien au contraire.

C’est donc profondément conscient de mon indignité, de mon incompétence mais en toute humilité que je me présente aujourd’hui devant vous, dans cette cathédrale dans laquelle j’ai pour ainsi dire grandi et par laquelle j’ai beaucoup reçu.

Petit-fils d’emigrés russes, suivant la visée éducative et véritablement chrétienne de mes parents et de ma  marraine; c’est ici que m’ont été transmises les traditions authentiques de l’émigration russe et l’art noble du service au sanctuaire; notamment grâce à l’hypodiace Igor Kobtzeff de bienheureuse mémoire, dont l’exemple me guide encore aujourd’hui; car il a su me faire comprendre la beauté, le sens profond de la liturgie et la  nécessité de transmettre cette beauté et ce sens, à ceux qui ne les comprennent pas et qui n’en saisissent pas l’importance.

Et c’est également ici-même que j’ai reçu les différents degrés du sacerdoce.

C’est aussi auprès de notre cathédrale et de son école paroissiale (à la fois en tant qu’ancien élève et futur catéchète) que j’ai pu bénéficier d’un enseignement cathéchétique, liturgique et spirituel déterminant dans mon enfance de la part de personnes notables telles que l’Archevêque Georges (Wagner), le Père Nicolas Obolensky, le Père Anatole Rakovitch; le Hiéromoine Nicolas (Molinier), le Protodiacre et futur évêque Michel Storojenko, les moniales Catherine (de Giers) et Nina (Ovtracht) qui m’ont appris par leur enseignement mais surtout par l’exemple de leur vie que la prière et la quête de Dieu doivent se trouver au cœur de la vie du chrétien, s’il veut véritablement se prétendre tel… sans quoi, toute vie ecclésiale, pastorale et paroissiale devient vaine, futile et infructueuse.

Qu’il me soit aussi permis de mentionner le sage confesseur qu’a été pour moi pendant des années le Père Eugène Czapiuk ainsi que le Protodiacre Alexandre Kedroff qui me donnait des cours de soutien en ordo liturgique alors que j’étais jeune étudiant à l’Institut Saint Serge car je n’y comprenais pas grand chose !

Mais si du côté du clergé, j’ai pu puiser en mes jeunes années à une source intarissable de grâces; que devrais-je dire des laïcs engagés dans notre vie paroissiale de l’époque; à savoir les familles Bobrinsky, Kobtzeff, Obolensky, Markoff, de Tiesenhausen, Bakchine, Evetz… et tant d’autres !

Cet exemple, je continuais d’en bénéficier largement; durant mon enfance et mon adolescence; au sein de  l’association des Vitiaz; auprès notamment de l’Archimandrite Job, qui fut pendant des décénnies nôtre aumônier et en qui j’ai trouvé un exemple vivant de prière; lui qui avait, alors que je n’étais encore qu’un enfant, accéder à ma demande de m’apprendre à préparer les prosphores et à m’enseigner les quelques rudiments de slavon que je possède encore aujourd’hui; sans oublier non plus les autres aumôniers qu’ont été pour nous les Pères Michel Artzimovitch et Nicolas Ozoline.

Je rends donc grâces au Seigneur d’avoir su placer sur mon chemin ces personnes à la foi vivante qui avaient toujours à cœur de transmettre dans la joie.

Je n’oublie aucun d’eux dans ma prière, ainsi que nous l’exhorte l’Apôtre dans l’épitre aux Hébreux:

« Souvenez-vous de vos chefs, eux qui vous ont fait entendre la parole de Dieu, et considérant l’issue de leur carrière, imitez leur foi ».

Par la suite, grâce à mon Père en Christ; l’Archimandrite Syméon; c’est une ouverture d’esprit que j’ai retrouvée dans mes jeunes années monastiques au Monastère Saint Silouane avec joie et bénéfice, ne serait-ce que par exemple par nos contacts exempts de tout prosélytisme avec les milieux monastiques tant catholiques que protestants; notamment auprès des communautés des carmélites de Lisieux, Montbard, Mazille et de la Fontaine- Olive; avec lesquelles je cheminais depuis mon adolescence; ces chères soeurs, gardiennes de la tradition  spirituelle occidentale mais profondément ouvertes aux richesses de notre tradition orthodoxe.

Et c’est également au monastère que j’ai pu surtout plus intensément vivre ce qui avait été ensemencé en moi: cette vie centrée sur la prière, grâce à notre communauté monastique et à nos anciens de bienheureuse mémoire, tels le Hiéromoine Chrysostome et les moniales Thaïs et Catherine.

Le Seigneur a permis que plus tard dans ma vie, avec la bénédiction de mon higoumène, je puisse mener une vie monastique “dans le monde” en travaillant dans un premier temps pendant 10 ans auprès du cimetière de Sainte Geneviève-des-Bois, haut lieu de la mémoire éternelle de nos pères fondateurs; ce haut-lieu entretenu par les efforts admirables et redoutablement efficaces de Tatiana Nikolaevna Chamcheva. Et depuis 9 ans, je m’épanouis actuellement, pleinement et humainement dans le contexte multi-culturel de “La Petite Ecole Bilingue”, fondée il y a tout juste 25 ans par Anne de Pahlen et dirigée par Nathalie Sidorenko.

C’est donc durant toutes ces années qu’il m’a été donné de comprendre et d’actualiser dans ma vie que nous sommes les dépositaires de tout ce que nos pères ont accompli et que notre mission… et donc notre vocation de baptisés; à savoir “être dans le monde, sans être du monde”; est de “transmettre”, et non de “garder” pour nous; c’est dire de manière plus imagée; et en reprenant les mots d’une moniale carmélite que j’ai bien connue; de devenir des “agents de liaison” plutôt que des “gardes-barrière “ !

Car, si nous chérissons cet héritage, il ne nous appartient cependant pas. Nous devons le transmettre car il est celui de l’Eglise et il nous faut le faire fructifier; ici et aujourd’hui; tels que nous sommes, là où nous sommes et qui que nous soyons; sans tomber dans le travers de le vivre “comme là-bas, avant”… afin de ne pas être comme le mauvais serviteur de l’évangile qui enterre ce qui lui a été confié. En effet, c’est un défi qui nous est lancé, mais c’est surtout une mission; notre mission à tous.

C’est humblement et bien imparfaitement ce que j’ai toujours tenté d’actualiser dans la paroisse de la Sainte Trinité que je dessers depuis 15 ans (dont 6 en tant que recteur); cette paroisse au passé prestigieux et dont la vocation a toujours été et sera toujours d’être un “pont” entre l’Orient et l’Occident, de par les hautes personnalités qui l’ont marquée et l’ont fait vivre; mais surtout de ceux qui l’ont fondée avec l’importante intuition qu’ils ont eue de célébrer les offices en langue vernaculaire; ce qui s’avère essentiel dans notre travail de mission.

Mais notre mission ecclésiale ne sera possible que si nous gardons constamment dans la mémoire de notre coeur l’esprit, la mémoire et le travail de nos bienheureux fondateurs; c’est à dire en écartant tout orgueil, toute  suffisance et toute prétention.

Cette œuvre; Mgr Jean; j’ai eu la grâce de voir vos prédécesseurs l’accomplir ou tenter de l’accomplir le moins mal possible avant vous, dans cette cathédrale, où j’ai pu rencontrer et servir au sanctuaire; entre-autres; auprès des archevêques Georges (Tarassoff), Georges (Wagner), Serge (Konovaloff) et Grabriel (de Vylder); tout en entrevoyant le poids écrasant de leur tâche. Ce qui expliquera certainement pourquoi je n’ai jamais eu aucun attrait pour l’épiscopat… tant j’ai eu conscience du lourd poids de l’omophore que seule la grâce divine aide à porter. Mais, comme il est dit dans le 11ème évangile de la Résurrection : « quand tu seras vieux, tu étendras les mains, un autre te ceindra et un autre te mènera où tu ne voudras pas ».

Voilà où j’en suis aujourd’hui !

Alors quand ma candidature a été proposée… j’ai succombé à la tentation d’imiter les apôtres qui se tenaient enfermés dans la crainte après la mort du Christ, car ils ne L’avaient pas encore vu en tant que Ressuscité.

Je me rassurais en me disant que l’Assemblée réunie prendrait la sage décision de faire passer loin de moi cette coupe de l’épiscopat…

Mais il en a été autrement… à ma grande surprise.

Et c’est aujourd’hui à cette décision ecclésiale et à sa ratification par le Saint Synode que j’obéis.

Le besoin d’évêques vicaires a été clairement exprimé pour faire revivre le comité épiscopal, dont l’absence ces dernières années a fait ressentir de manière criante la nécessité. Nous avons pu voir, comment vous, Mgr Jean, vous avez su tenir la barre du navire qu’est notre diocèse sur les flots déchaînés qu’il a eu à traverser. Si pour moi, l’épiscopat est un chemin de martyre -c’est-à-dire de témoignage- s’il est le chemin de la Croix…comment refuser de l’emprunter après tout ce que j’ai pu recevoir de par tous les exemples qui m’ont été donnés et que j’ai tenté maladroitement de vous exposer ?

C’est pourquoi, je prie tous nos Pères fondateurs; afin qu’ils intercèdent auprès du Seigneur pour mon indignité et vous demande à vous tous, ici présents de prier pour moi, afin que le Seigneur me donne de toujours pouvoir agir en bon pasteur, afin d’être celui qui rappelle ceux qui s’égarent, celui qui affermit les faibles, console les affligés et rassemble toutes les brebis non derrière lui, mais derrière le Seul et unique Pasteur qu’est le Christ, et que le jour où je me présenterai devant Lui, nos pères fondateurs n’aient pas à rougir de moi.

Archimandrite Elisée, Evêque-élu de Reoutov

 

 



UNE PENSÉE DE SAINT HILAIRE SUR LA TRINITÉ

« Le Seigneur a ordonné de baptiser au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, c'est-à-dire dans la profession de foi au Créateur, au Fils unique et à celui qui est le Don.

 

Le Créateur de tous est unique. Il n'y a qu'un seul Dieu Père, de qui tout provient; il y a un seul Fils unique, notre Seigneur Jésus-Christ, par qui tout existe; il y a un seul Esprit, le don de Dieu répandu en tous.

 

Toutes choses sont donc organisées par les vertus et les attributions
divines: une puissance unique de qui tout provient
; une descendance unique par qui tout existe; une grâce unique donnant une parfaite espérance. Et rien ne peut manquer à une telle perfection, puisqu'on y trouve l'infinité dans le Père éternel, la vision dans son image qui est le Fils, la pratique de la vie chrétienne dans le don de l'Esprit.
» 

DISPOSITIONS TEMPORAIRES POUR LES CÉLÉBRATIONS LITURGIQUES

ENTRER EN RESPECTANT LA DISTANCE DE 1 MÈTRE MINIMUM 

SE LAVER LES MAINS A L’ ENTRÉE

PORT DU MASQUE OBLIGATOIRE (ENFANTS A PARTIR DE 11 ANS)

ESPACE A RESPECTER ENTRE LES PERSONNES DE 1 MÈTRE

NE PAS EMBRASSER LES ICÔNES

NE PAS EMBRASSER LA MAIN DU PRÊTRE NI LES OBJETS LITURGIQUES (CALICE, CROIX)

CECI JUSQU'A NOUVELLES INSTRUCTIONS

 

 MAXIMUM 30 PERSONNES (HORS CLERGÉ)