77, avenue de La Libération - Poitiers

Doyenné du Val de Loire - Poitou

 

 

 

Dimanche 24 septembre

Pas de Liturgie

Fête de Saint Silouane

 

 

 

 

 

 

Dimanche 1 octobre

17° dimanche après la Pentecôte

2° après la Croix

Protection de la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie

Pas de Liturgie

Fête de Saint Silouane

"La Cananéenne"

 

 

Vigiles le 30/09 à 18 heures

Liturgie le 1/10 à 10h30

 

Sous le règne de l’empereur byzantin Léon le Grand (886-912) vivait à Constantinople un fol en Christ, dont le nom était André. A ce sujet, il convient de mentionner que « la folie en Christ » constitue une catégorie particulière, très élevée, de l’ascèse chrétienne. Se donnant volontairement l’aspect d’hommes insensés, les « fols en Christ » étaient constamment exposés aux offenses et délaissés par tous. La nourriture, le vêtement, le toit, semble-t-il ne constituaient pas pour eux une nécessité absolue. Malgré cela, ils avaient constamment les yeux de l’esprit et du cœur élevés vers Dieu, qui leur donnait des dons tels que celui de clairvoyance. En souvenir de la vision suivante de St André le fol en Christ, fut établie la fête du Voile (ou de la Protection) de la Mère de Dieu : lors de la vigile célébrée en l’église des Blachernes à Constantinople, où était gardée la robe avec le mamphorion et une partie de la ceinture de la Mère de Dieu, vint le bienheureux André. Là se trouvait aussi Épiphane, disciple de St André, et l’un de ses serviteurs. Selon son habitude, André se tenait debout, parfois jusqu’a minuit, parfois jusqu’au matin, en fonction de ses forces. A la quatrième heure de la nuit, le bienheureux vit une Femme majestueuse s’avancer depuis les portes de l’église en compagnie de St Jean Baptiste, St Jean le Théologien et de nombreux autres saints en vêtements blancs. Lorsqu’Elle s’approcha de l’ambon, St André dit à St Epiphane : « Vois-tu la Dame et Reine du monde ? » « Je la vois, père spirituel », répondit-il. Et lorsqu’ils regardèrent, ils virent qu’Elle priait longuement pour le peuple présent. A la fin de la prière, elle ôta le voile qu’elle portait sur la tête, brillant comme un éclair, et l’étendit au-dessus de la foule. Le voile était si grand qu’il recouvrit toute la nombreuse assemblée, mais restait suspendu en l’air, soutenu par une force mystérieuse. La Mère de Dieu s’éleva alors dans le ciel et disparut, laissant au peuple chrétien son saint voile en garantie de sa protection bienveillante. Dans l’office de ce jour la sainte Eglise loue la Très Sainte Mère de Dieu comme « la magnifique Protection du monde entier », et elle La prie de nous protéger par son « omophore de miséricorde ». L’église des Blachernes a été détruite par un incendie en 1434, et il n’en est resté que la source miraculeuse de la Mère de Dieu. Sur cet endroit même a été construit une nouvelle église en 1867, qui existe jusqu’à nos jours. La source miraculeuse, dont l’eau opère de nombreuses guérisons, se trouve dans l’église même. 


Les enfants de la paroisse expriment leur amour pour Jésus en ce dimanche de la Croix. Merci à Julie et Soline!

Le 1er octobre, nous célèbrerons saint Rémi évêque de Reims.

en 437, d’une famille gallo-romaine, patricienne, riche et cultivée, il reçoit une formation de fin lettré, mais se retire pour vivre en solitaire, or bien que n’ayant que vingt-deux ans seulement, en 459, on vient le chercher car il a été élu évêque par le clergé et les fidèles de l’Eglise de Reims. 

Dans cette Gaule romanisée, mais où l’empire romain s’écroule de toute part, l’évêque est non seulement un chef spirituel mais aussi un gouverneur civil, jouissant d’un grand prestige et d’un grand pouvoir dans son diocèse. Les historiens s’accordent pour affirmer que Remi exerce auprès du roi Clovis une influence persuasive énorme, dès son avènement, par des lettres, par des visites, par Clotilde, l’épouse chrétienne de Clovis qu’il conseille. Aussi lorsque Clovis décide de se convertir au Christ, c’est à Reims que le baptême a lieu et c’est saint Rémi qui le baptise, entouré par de nombreux évêques des Gaules. 

Saint Remi déclara alors : « Retire humblement tes colliers, (c’est-à-dire tes amulettes, tes faux dieux), fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. » Hors cette célèbre déclaration, il ne nous reste que quatre lettres de saint Rémi, mais elles nous donnent la substantifique moelle de la personnalité et de l’enseignement de celui-ci. Deux lettres au roi Clovis et deux lettres à des confrères évêques.

Dans la première il dit notamment au roi : « Ta bonté doit s’exercer de manière intègre et honnête. Que la justice sorte de ta bouche sans rien attendre des pauvres et des étrangers. ». En d’autres mots, il lui dit de ne pas chercher à faire plaisir pour t’attacher les gens, mais d’agir dans l’exact rapport de la justice et de la miséricorde ! Il lui dit aussi : « Rends courage, relève les affligés, nourris les orphelins… que ton prétoire soit ouvert à tous afin que personne ne s’en retourne triste. Tu possèdes certaines richesses paternelles avec lesquelles tu libéreras les prisonniers et tu délieras du joug de la servitude. » 

Dans la seconde lettre, saint Remi console le roi qui vient de perdre sa sœur : « Repousse de ton cœur la tristesse, réconforte tes membres grâce à un cœur joyeux. Sois toi-même le consolateur de ton âme en maintenant en toi la providence innée qui se trouve en elle, afin que la tristesse n’étouffe point la clarté en ton esprit. Quant à sa mort présente, comme nous devons le croire, le roi (c’est-à-dire Dieu) s’en réjouit dans le ciel. » 

Dans deux lettres qu’il envoie à des confrères évêques, nous retrouvons aussi le même équilibre de justice et de miséricorde. Dans l’une il défend les droits de son diocèse face à un jeune confrère ambitieux et peu respectueux du droit, et dans l’autre il appelle à la miséricorde les évêques de Paris, Sens et Auxerre, pour un homme qu’il a ordonné prêtre et qui a chuté, gravement, jusqu’au sacrilège. D’emblée il leur dit : « l’amour ne passe jamais » puis reprenant les paroles de son maître : « Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive. ». Il les engage à ne pas négliger cette volonté du Seigneur et à s’en tenir, non point à la colère, mais au soin des hommes.

Saint Remi mourra à quatre-vingt-seize ans, le 13 janvier 533. Si vous le pouvez, passez donc par Reims et arrêtez-vous, pas à la cathédrale, mais à la basilique saint Remi, où sont ses reliques, il y est très présent comme il l’était autrefois et adressez-lui vos prières. Il vous entendra et il vous guidera.  

 

Le 27 juin 2017 à Reims, le Prince et la Princesse George Yourievsky se sont glissé dans les pas de leur illustre ancêtre, le Tzar Pierre-Le-Grand, qui initia des liens très forts entre la France et la Russie. En présence du maire de Reims, Monsieur Arnaud Robinet et de l’Ambassadeur de Russie en France, Monsieur Alexandre Orlof, fut bénie une icône représentant Saint Nicaise et Sainte Eutropie, frère et sœur massacrés par les barbares en 407. Une église dédiée à leur mémoire fut édifiée sur l’actuel site de la cathédrale.

1 Octobre: FETE DE SAINT ROMAiN LE MELODE

 

St Romain le Mélode était originaire de Syrie et était sacristain de l’église SainteSophie de Constantinople. Peu lettré, il ne participait pas au chant liturgique lors de l’office. Une fois, lors de l’octave de la Nativité du Christ, alors que l’empereur était présent, les clercs l’obligèrent à monter sur l’ambon et à chanter. Cela peina profondément saint Romain, et il pleura longuement à l’issue de l’office, priant ardemment devant l’icône de la Mère de Dieu. La nuit même, Celle-ci lui apparut en vison et lui donna un parchemin, qu’elle lui ordonna de manger, ce qu’il fit. A son réveil, le saint ressentit en son cœur une joie spirituelle, et une illumination inhabituelle de son esprit. Venant à l’église, il monta sur l’ambon et chanta d’une voix douce le chant qu’il avait composé : « En ce jour la Vierge enfante Celui qui est transcendant », chant qui devint par la suite le kondakion de la Nativité du Christ. Tous furent en admiration devant la sagesse du sacristain illettré. St Romain devint diacre et s’endormit dans le Seigneur à la fin du Vème siècle, nous ayant laissé de nombreux offices. Des canons de S. Romain ont été traduits en français et édités dans la Collection « Sources et autres parties de l’office liturgique composé par lui. Les hymnes Chrétiennes » (Éd. du Cerf). St Jean de Changhaï († 1966) avait promulgué un décret selon lequel le jour de S. Romain le mélode était fixée la fête des chantres du diocèse d’Europe Occidentale. A la fin de la Liturgie, on devait leur chanter « ad multos annos ».

Accueil de saint Maurille à Angers par l'évêque d'Angers son prédécesseur (détail). Cathédrale Saint-Maurice d'Angers.
Accueil de saint Maurille à Angers par l'évêque d'Angers son prédécesseur (détail). Cathédrale Saint-Maurice d'Angers.

En France, la fête la Nativité de Marie porta longtemps le titre de Notre-Dame Angevine, rappelant que la Vierge Marie, apparut, en 430, près de Saint-Florent, au saint évêque Maurille d’Angers pour lui demander l’institution de la fête de sa Nativité . Avec le concours efficace du roi Robert le Pieux, Fulbert, évêque de Chartres (+1028) contribua beaucoup à introduire la fête de la Nativité de la sainte Vierge dans le nord du Royaume ; la nuit même de cette fête, sa cathédrale ayant été détruite par un incendie, il jeta les fondements de celle que nous connaissons aujourd’hui, dédiée à la Nativité de Notre-Dame.

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