le plan de l’église

  A l’image du premier Temple de Jérusalem, c’est-à-dire le Temple de Salomon , l’église chrétienne comprend trois parties.

1 – Le Saint des Saints (1) équivaut au Sanctuaire (a)

La partie la plus sainte du Temple des Hébreux se nommait Saint des Saints (1) car c’était là que la Gloire de Dieu siégeait sur la terre. Seul le Grand Prêtre, une fois l’an, pénétrait dans ce lieu pour prononcer le Nom de Dieu en présence de l’Arche d’Alliance.

Au Saint des Saints (1) correspond le Sanctuaire (a) de nos églises. Là, le prêtre célèbre les Saints Mystères du Christ. Dans le Sanctuaire ne se rendent que ceux qui ont une fonction dans le déroulement de l’office. Le Sanctuaire n’est plus le lieu « interdit » qu’était le Saint de Saints, mais il est toujours un espace sacré.

A la mort du Christ le voile qui séparait le Saint (2) des Saints des Saints (1) s’est déchiré (Matthieu 27, 51). Cette déchirure est le signe de l’extension de la présence de Dieu sur toute la terre. Le lieu sacré s’étend désormais à toute l’église et à toute la terre.

2 – Le Saint (2) correspond à la nef (b)

Dans le Saint (2) seuls les prêtres des Hébreux entraient pour offrir des sacrifices non sanglants (encens, farine…). A cette partie correspond la nef (b) dans l’église chrétienne où se tiennent les fidèles (les baptisés) qui participent à la célébration des offices.

Saint Jean dans l’Apocalypse (5, 9-10) nous explique que tous les rachetés, c’est-à-dire les baptisés, forment un peuple de prêtres.

3 – Le porche (3) équivaut au narthex (c)

Dans le porche du Temple de Salomon se tenait le peuple. Ce lieu était réservé à la purification et aux sacrifices sanglants d’animaux. A cette partie correspond le narthex (c) ; lieu où se tiennent normalement les catéchumènes.

Cet endroit qui symbolise le monde ne se trouve pas dans toutes les églises orthodoxes en France, car celles-ci ont souvent été aménagées dans des locaux divers.


TROPAIRE DE NOËL

Ta naissance, Ô Christ, notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l'intelligence.

 Ceux qui servaient les astres

sont instruits par l'astre de t'adorer, Soleil de Justice, et te contempler, Orient venant des hauteurs.

 Seigneur, gloire à toi !

TROPAIRE DE LA NATIVITE DE MARIE

 

Par ta nativité, ô Mère de Dieu, la joie fut révélée à tout l'univers, car de toi s'est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction et, terrassant la mort, nous a fait don de la vie éternelle.

l’orientation de l’église

Normalement dans toutes les églises le sanctuaire est orienté vers l'Est, afin que les célébrants et les fidèles soient tournés dans cette direction pour prier.  Cette Tradition nous vient des premiers temps de l'Eglise.  Saint Basile le Grand, évêque de Césarée (4ème s.), dit que le chrétien doit pour prier se tourner vers l'endroit où le soleil se lève c’est-à dire l'Est ou l'Orient. Les images du soleil et de l'Orient sont souvent employées dans les hymnes liturgiques pour désigner le Christ.  Regarde dans le tropaire de Noël et de la Nativité de la Mère de Dieu, tu trouveras les mots « Soleil de justice » et « Orient d'en haut », pour désigner le Christ. 

 

 


Le Christ est la source de toute lumière; par Son amour pour nous, Il nous fait enfant de lumière.  Le Christ Lui-même se désigne comme la Lumière du monde. Lis le verset 12 du chapitre 8 de l'Evangile de Saint Jean :

Jean 8  12.   « Jésus donc leur parla encore, disant: Moi, je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

 

 

Se tourner vers l'orient symbolise donc se tourner vers le Christ et Son Royaume.  L'ouest, au contraire, symbolise le monde non éclairé, C'est-à dire les Enfers.  C'est pourquoi avant le baptême, le catéchumène ou son parrain et sa marraine se tournent vers l'Ouest pour cracher sur le diable.

Sur cette image, nous avons les symboles chrétiens primitifs trouvés dans les catacombes sur des pierres tombales : les poissons, l’ancre, la colombe, la grappe de raisin
Sur cette image, nous avons les symboles chrétiens primitifs trouvés dans les catacombes sur des pierres tombales : les poissons, l’ancre, la colombe, la grappe de raisin

Les symboles chrétiens

 


Ils ont pour but de nous aider à nous unir au Royaume de Dieu, car ils nous font entrevoir une partie de la réalité Divine.  Personne ne peut comprendre dans leur totalité les Mystères de Dieu, mais Dieu dans Son Amour nous les révèle autant que nous pouvons les comprendre.  Chaque symbole exprime donc un aspect de cette révélation.  Tout au long de notre vie dans l'Église nous apprenons à entrevoir le sens des symboles chrétiens et la réalité qu'ils expriment.  Cependant l'Eglise nous apprend aussi à garder le silence devant les Mystères incompréhensibles de Dieu, sans vouloir à tout prix trouver un sens à tout.

L'ICONOSTASE

 

 

Lorsque tu entres dans une église orthodoxe, tu vois en général une cloison transversale constituée d'icônes. Cet ensemble se nomme iconostase. Ci contre, tu peux voir un dessin d'une grande iconostase russe, regarde-le attentivement, car il va nous servir de plan pour découvrir le programme iconographique de l'église. L'iconostase n'est pas toujours aussi élevée. A l'origine, dans l'Eglise ancienne, c'était un chancel bas (sorte de balustrade), ou un voile qui se trouvait entre le sanctuaire et la nef.

A Arc de Triomphe

B Port es Royales ou Saintes

C Portes Nord et Sud. 

C’ Icônes des saints archanges

D Icône du Christ

E Icône de la Mère de Dieu

F Icône de la Déisis

G Icône des saints

H Icones des prophètes

 

I Icônes des fêtes

 

 

 

Arc de Constantin
Arc de Constantin

L'                     Arc de triomphe

 


Pour essayer de comprendre le sens de cet arc triomphal, il faut se souvenir que dans l'Empire Romain (période qui a vu la naissance puis le développement du christianisme) l’empereur vainqueur faisait son entrée glorieuse dans Rome (le triomphe) en passant sous un arc de triomphe; à sa suite il traînait les vaincus et le butin. 

 

Les chrétiens ont repris cette coutume pour exprimer comment le Christ vainqueur de la mort fait Son entrée dans la gloire du Royaume en entraînant à Sa suite tous les hommes et toute la création qu'Il a rachetés du péché et sauvés.

 Sur l'arc de triomphe est souvent peinte l'icône de la communion des douze apôtres.  D’un côté le Christ leur donne le pain qui est Son Saint Corps, et de l'autre la coupe avec Son Saint Sang. C’est devant cet arc que les fidèles reçoivent la communion.


La place centrale de cette scène nous enseigne que le cœur de la vie chrétienne est la communion aux Saints Corps et Sang de notre Seigneur Jésus-Christ.  La communion nous permet d'accéder à la Vie Divine.


Quelquefois à la place de cette icône est placée l'image de la Sainte Cène.  C'est au cours de ce dernier repas que le Christ fit avec Ses disciples, qu'Il institua l'Eucharistie.

 

Lis un des passages de l'Evangile qui raconte cet événement (Matthieu 26, 17-29).

 

Matthieu 26

17. Le premier jour des Azymes, les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Où veux-tu que nous te préparions de quoi manger la Pâque ? »

18. Il dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : «Le Maître te fait dire : Mon temps est proche, c'est chez toi que je vais faire la Pâque avec mes disciples».

19. Les disciples firent comme Jésus leur avait ordonné et préparèrent la Pâque.

20. Le soir venu, il était à table avec les Douze.

21. Et tandis qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous le dis, l'un de vous me livrera. »

22. Fort attristés, ils se mirent chacun à lui dire : « Serait-ce moi, Seigneur ? »

23. Il répondit : « Quelqu'un qui a plongé avec moi la main dans le plat, voilà celui qui va me livrer !

24. Le Fils de l'homme s'en va selon qu'il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme-là par qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître ! »

25. A son tour, Judas, celui qui allait le livrer, lui demanda : « Serait-ce moi, Rabbi ? » - « Tu l'as dit », répond Jésus.

26. Or, tandis qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. »

27. Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : « Buvez-en tous ;

28. car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés.

29. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père. »

 

 

 

Au cours de la Liturgie Eucharistique le prêtre fait mémoire de cet événement et répète les paroles du Christ.